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19.07.2006

la peau

attention : la note est longue....bon courage ;-)

 

Le récent chagrin de me rappelle un épisode douloureux de ma vie.

Avril 2004 : après un énième rebondissement, l’Indécis et moi nous sous séparons.

Tout commence un an avant, lorsque je rencontre par le biais d’un ami commun, celui que j’appellerai l’Indécis. Entre nous, une complicité immédiate. Moins d’une semaine après notre rencontre, nous sortons ensemble. Je suis sur un petit nuage. Quelques semaines après, pourtant un signe avant coureur : l’Indécis m’indique par mail « ca va trop vite, j’ai besoin de temps, je flippe…. » Qu’à cela ne tienne mon amour, nous ne sommes pas pressés …..je rencontre ses amis, il rencontre les miens, nos vies se « mélangent »…

Août : l’Indécis part en vacances 3 semaines et me laisse sans nouvelles…. (enfin 2 appels en 3 semaines). Pour moi, l’enfer commence : pourquoi ? si j’appelle ça va être du harcèlement… bref je reste dans l’attente.

Retrouvailles : apparemment tout va bien pour lui et je n’ose lui demander des « explications » de peur de briser quelque chose dans notre relation.

 Notre vie reprend son cours, l’Indécis est quelqu’un qui est dans un questionnement permanent, avec une préférence marquée pour la réflexion au lieu de l’action, capable de passer des soirées à fumer de l’herbe qui détend et à écrire.

Automne :  il me demande « innocemment » si j’ai déjà envisagé la possibilité d’habiter ensemble. J’y ai déjà pensé mais sans échéance précise … quelques jours plus tard : coup de théâtre : il rompt : ça va trop vite pour lui, entre son boulot, ses potes et moi il ne lui reste plus de temps pour LUI.

Je tiens bon, et après des heures de discussion, notre histoire recommence puisque nous sommes amoureux. Les mois suivants se révèlent riches en rebondissements et autres volte faces de l’Indécis « je t’aime, je t’aime plus, je veux rester seul, je veux être avoir toi …. »

Je garde le cap, détruite à l’intérieur à chaque fois mais continuant à mener notre barque, en croyant de toutes mes forces que notre amour sera le plus fort (gna, gna, gna). Par peur de le perdre, j’accepte tout : ses retards incessants (je crois que nous n’avons jamais réussi à voir un film à la séance prévue initialement), ses soirées d’introspection où il préfère rester seul, se phrases blessantes, sa relation mal finie avec son Ex, ses rapports ambigus avec un « mentor », sans jamais riposter ou exprimer mon malaise, toujours à l’écoute, à cause d’une peur viscérale de le perdre…Il choisit toujours des jours symboles pour peter les plombs : la saint valentin, le jour où on me vole mon portable à l’arrachée, le coma du père d’une de mes meilleures amies, bref quand je ne suis pas en état et que j’aurais besoin de m’appuyer sur lui.

Mars 2004 : la fin approche, je supporte de moins en moins bien ce qu’il m’impose et que je m’impose à moi même. J’ouvre les yeux sur cette relation, qui malgré tout l’amour ne mène à rien. Je commence à envisager une vie sans lui.

Avril 2004 : un appel de l’Indécis, la veille tout allait bien, il parlait d’un futur appart à partager ensemble : « je ne sais pas où on va ça me pèse ». Moi, à son grand étonnement (persuadé que j’écouterais ou je comprendrais) je réponds « OK, on va nulle part, je ne veux plus continuer comme ça, on arrête » et là je rentre dans la 5ème dimension « j’ai toujours cru que la femme de ma vie je l’aimerais plus que toi » (sympa), « mais imagine un jour je pourrais rencontrer quelqu’un d’autre à la boulangerie » ( ???????). Bref à la fin de notre conversation, il veut reprendre, moi non, je n’y crois plus, plus la force de supporter ce jeu, je crie « pouce » définitivement….

Nous resterons en contact un peu, le temps pour moi de lui crier, pleurer, expliquer mon état d’esprit : je me souviens d’un appel téléphonique où j’arrive pour la 1ère fois à lui demander « mais tu t’es déjà demandé comment je vivais notre relation » et du blanc qui a suivi….

 Deux ans plus tard, je partage ma vie avec Siegfried, sereine et amoureuse….même si j’ai souffert, je ne regrette rien car l’Indécis m’a permis de me recentrer sur mon essentiel….

Note pour plus tard :le soleil se lève, mon amour dort dans la pièce a côté, j’arrive ….

 

Commentaires

(Parole de mec) se recentrer sur soi-même : c'est l'une des clés d'une reconstruction, enfin c'est ma vision... Mais je ne suis pas à ta place, ni celle de Cé (non enviable). Perdre son temps avec un(e) indécis(e), quelle plaie, surtout celui-là... La note était surtout enrichissante. T'as tourné la page, ça reste l'essentiel.
P.S. : happy birthday.

Ecrit par : Poyanne | 20.07.2006

Merci Poyanne pour ton com' et bienvenue !!
le truc qu'est surtout qu'il faut du temps pour assumer un échec et ne pas se voiler la face !
merci pour l'anniversaire tu es le premier à le me fêter (normal c'est le 31 août ;-)

Ecrit par : MH | 20.07.2006