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29.08.2008
Like a candle in the wind

Jusqu’en 1997, fêter mon anniversaire c’était assez simple.
Personne n’était rentré de vacances et la rentrée scolaire n’avait pas eu lieu, alors je ne le fêtais pas. Ah si une année mes copines m’ont offert la K7 de Seal.
Les téléphones portables n’existaient pas ou peu, alors on m’appelait pas beaucoup non plus. Ou alors sur le fixe parental, de la cabine téléphonique en face de la supérette du camping des Flots Bleus où mes copains étaient en vacances.
En 1997, tout a basculé. Une pile du pont de l’Alma a eu l’impolitesse de percuter de plein fouet de côté une Mercedes dans laquelle il y avait la Madone du 20ème siècle (au début j’ai failli écrire Vierge, mais bon ne galvaudons pas les dogmes religieux). Pas Madonna, hein. L’autre la blonde anglaise brushée qui avait failli devenir Reine d’Angleterre avant de renoncer pour avoir un compte illimité chez Harrods.
Innocente du battage médiatique, j’étais tranquillement en train de prendre un bain, quand la clé a tourné dans la serrure.
Un instant, j’ai été paralysée à la perspective de me retrouver nez à nez devant l’agente immobilière qui faisait visiter l’appart, à croire que me surprendre nue en train de danser dans le salon, alors qu’elle accompagnait des acheteurs potentiels, ne lui avait pas appris à téléphoner avant de passer. Bizarrement ces derniers n’ont fait aucune offre. Je ne vois dans ce non-achat que le pur hasard, et non l’action conjugué de mon mont de Vénus sur la dame et du ravalement de façade voté mais non payé.
Mais non ce n’étaient que mes géniteurs qui rentraient de vacances.
Compte tenu de l’addiction de ma mère pour Paris Match, Stéphane Bern et Léon Zitrone, son seul geste a été d’allumer la télévision, pour suivre en direct le drame ; alors que, quelques mètres plus loin, se tenait celle qui avait été extirpée de son utérus aux forceps quelques 21 ans plus tôt. Moi qui avait toujours pensé que les forceps avaient été rendus nécessaires parce que je m’accrochais au placenta comme une demeurée, désireuse de rester dans la chaleur maternelle, j’ai revu mon jugement.
Et de me dire le soir « Oh ma chérie, bon anniversaire au fait, mais j’ai été bouleversée ».
Depuis, une forte proportion de péquins, quand je leur annonce ma date d’anniversaire, soulignent d’un air désolé « ma pauvre, ton anniversaire tombe le jour de la mort de Lady Di ».
Ce à quoi je réponds « C’est Lady Di qui est morte le jour de mon anniversaire ».
Faudrait veiller à ne pas confondre.
08:27 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
28.08.2008
Pieces of me
Bon, gents et gentes, j'ai décidé de changer complètement d'orientation professionnelle.
J'ai trouvé ma vocation , ce pour quoi j'étais réellement faite, ma raison de ma présence sur cette Terre. Toutes ces années d'études pour rien, alors qu'il me suffisait d'un simple widget ou assimilé trouvé sur internet. Ne jamais sous estimer l'intérêt d'internet.
Sosie/doublure d'Angelina Jolie (youhou à moi les robes longues à bretelles Gérard Darel, à moi les allocations familiales et à moi Brad).
Pour les gamins, à part Zahara parce qu'elle est mignonne, je lui laisse les autres, surtout les deux derniers qui ont des prénoms ridicules.
C'est scientifiquement prouvé, je ressemble à 90% à Angelina Jolie....
Si vraiment c'est trop dur, je veux bien tourner dans la version 2008 de K 2000.
Sinon, pour répondre sérieusement au Tag refilé par Sardine : A quelle célébrité tu ressembles ? - si tant est qu'on puisse répondre sérieusement à un tag....
Dans la vraie vie, on me dit que je ressemble à :
- Amélie Poulain ( à cause de la coiffure que j'ai eu pendant longtemps), et pas Audrey Tautou, on est gentil,
- Cécile de France (je sais pas à cause de quoi...) surement ce même regard pétillant, ces joues pleines de santé et cette truffe humide,
- Isabelle Carré (là c'est Célinette qui le dit et ca m'a bien fait plaisir même si je vois pas trop en quoi).
Du coup, je lui refile à Célinette ca va l'occuper....
08:40 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.08.2008
You don't fool me
"Je suis amoureuse de l'homme le plus extraordinaire et le plus merveilleux qui soit et je n'ai jamais été aussi heureuse."
Uma Thurman - Elle.
Siegfried, je crois qu'il faut qu'on parle.
Tout de suite.
09:03 Publié dans People are people | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
26.08.2008
True Blue
D’aussi loin que je me souvienne brides d’enfance et bouts de peine*, mes gambettes ont toujours été parsemées de bleus, égratignures ou hématomes en tout genre.
Elevée à l’hémoclar, nourrie aux petites billes d’arnica.
Badigeonnée de mercurochrome, étendues rouges que j’aimais arborer, comme preuves de ma témérité.
Maladresse, fragilité veineuse, enfin surtout maladresse.
Adulte, j’aime autant arborer les traces de mes tricotages de jambes, de mes rencontres avec les coins.
(de toute façon, c’est ça ou pas de jupe sans collants opaques. Et j’aime pas porter tout le temps des collants opaques. Surtout en été).
* formidable chanson de Jean-Jacques Goldmann (enfin le JJ de mon adolescence, pas celui de chanson pour les pieds).
12:06 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : hématome, jupe, bleus
25.08.2008
Cheveux longs, idées courtes
Samedi à 14h32, j’allais gaiement à travers les rues du Marais ensoleillé, Tahiti 80 dans les oreilles, inconsciente de la tragédie à laquelle ma futilité allait bientôt se heurter.
Samedi à 14h32, je chantonnais encore « tout va bien se passer maintenant »*
Samedi à 14h32, la vie était belle.
Samedi à 14h36, mon monde s’est écroulé.
Samedi à 14h36, le ciel m’est tombé sur la terre ; Sérénité, compagne de ces dernières années, m’a saluée.
Samedi à 14h36, la gravité s’est imposée.
Samedi à 14h36, mon coiffeur m’a appris qu’il partait en province.
Longtemps névrosée capillaire, je n’entrais chez le coiffeur qu’à reculons, pour en ressortir le cœur et le portefeuille en berne, et me réfugier sous la douche, chargée de nettoyer l’affront subi par ma chevelure. Quête perpétuelle du bonheur chevelu.
Une seule fois auparavant, j’avais eu la chance de rencontrer le savoir faire capillaire, qui me fut brutalement arraché (j’ai confondu « changer de tête pour oublier / coucher avec le coiffeur » après une rupture).
Ma quête, un jour s’était achevée, en face de celui qui devait devenir « Mon Coiffeur ».
Alors que faire ?
- Quitter Paris pour emménager à côté de son nouveau salon ? Siegfried veut pas. Le boulet.
- Me photographier sous toutes les coutures pour conserver le modèle pour les prochaines fois ? Euh non. J’aime bien changer.
- Me transformer en vampire pour garder éternellement la même coiffure ? Cela m’obligerait aussi à vivre la nuit, à perdre tout sentiment humain. J’hésite.
- Renoncer à cet art des ciseaux et devenir une ermite capillaire ? Euh…quand même pas, d’ici quelques années, on ne verrait même plus mes jolis habits de modasse.
Changer de coiffeur.
Ma quête recommence.
Moi qui pensais avoir au moins un élément de stabilité dans ma vie. Monde cruel.
NDLR : pour les lectrices bordelaises à la recherche d’un (très) bon coiffeur, j’en connais un qui arrive fin septembre. GRRRRRRR.
* formidable chanson de la Cité de la peur.
15:10 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
21.08.2008
Et maintenant que vais je faire ?
Le géniteur rêvé n°1 sur ma liste* va avoir un bébé avec une autre femme.
Gaël, Gaël**
Mais pourquoi es tu si cruel ?
* il va sans dire que Siegfried est n°2 (bon d'accord j'ai 10 n°1 ex-aequo).
** Garcia Bernal, pour celles et ceux qui oseraient ne pas reconnaître Gaël à son seul prénom.
14:37 Publié dans People are people | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20.08.2008
Post Blue
De mes 10 ans en école primaire, collège et lycée de filles, deux choses me sont restées :
- Les filles, c’est toutes des connasses.
Parce que finalement la fille qui, en 6ème 1, t’explique que tu peux pas aller jouer chez elle parce que t’es pas dans le bottin mondain, quand elle grandit, devient celle qui dit du mal de toi dans ton dos. Et que comparé au déversage de sel dans les cheveux à la cantine en 3ème, les coups tordus de l’âge adulte sont de la roupie de sansonet.
- Une profonde aversion pour le bleu marine.
Dans mes écoles de filles, après Jesus, Marie et le Saint Esprit, le bleu marine était le nouveau noir Messie. Bleu marine en bas, blanc ou bleu en haut et par-dessus un sarrau*,avec ton prénom et ton nom brodés en rouge. Pour te choper plus facilement quand tu faisais une bêtise.
Officiellement, c’était pour lisser les différences sociales.
Sauf qu’une jupe, quelle que soit sa couleur, ca se voit toujours si c’est du Chevignon** ou du Prisunic***. Donc, officieusement, c’était juste pour faire chier.
Autant dire qu’au lycée, quand le despotisme de la couleur obligatoire s’est envolé, le bleu marine et moi nous avons décidé de nous séparer d’un commun accord, enfin surtout moi.
Mes jeans étaient délavés, le noir la seule couleur foncée autorisée dans ma garde robe.
Mon excuse « Black and Blue marine do not mix ».
Jusqu’au jean brut, bleu marine sans le dire.
Jusqu’à cette jupe culotte****, croisée chez Valentine Gauthier. Qui m’a réconciliée avec cette couleur. Et avec le preppy style.
Crédit Photo Pip' (chemisier New look, jupe culotte Valentine Gauthier, sandales Parcours Paris)
Et qui a inspiré le commentaire maternel suivant : « Et ben toi , quand tu fais un retour en arrière, tu fais pas semblant ».
Sauf qu’en 3ème, les spartiates à talons n’étaient pas dans la ligne uniformale.
* pour les incultes, le sarrau c’est une espèce de tablier sans manches. L’industrie de la mode a même voulu que ca soit hype une saison, mais pour une fois, j’ai eu un cerveau.
** pour les jeunes l’équivalent de Kookaï en plus bourgeois
*** pour les encore plus jeunes l’ancien monoprix
**** oui oui jupe culotte j’assume complètement cette addiction. J’aime les jupes culottes.
10:21 Publié dans Vogue | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : bleu marine, valentine gauthier
19.08.2008
Two hearts (beating in just on time)
Intérieur nuit, cuisine parisienne du 3ème, un couple lambda.
Femme – lasse : mon chérichou, je galère au travail en ce moment, je bloque sur un des mes projets.
Homme – compréhensif : ma douce, comment pourrais je t’aider ?
Femme – résignée : tu ne peux pas, amant de mes nuits qui n’appartiennent qu’à toi, tu ne maîtrises pas excel.
Intérieur nuit, cuisine parisienne du 11ème, un couple alpha.
Femme – lasse : mon chérichou, je galère au travail en ce moment, je bloque sur un de mes projets.
Homme – compréhensif : ma douce, comment pourrais je t’aider ?
Femme – enthousiaste : tu peux me faire des sacs ?
Homme – méfiant : OK mais je garde le concept « agricouture » reine de mes jours ensoleillés.
Crédit photo : The incredible Fressine et son Iphone.
Mais on dirait pas des sacs Jérôme Dreyfuss ? le cuir, les formes, toussa, toussa ?
Mais nan y’a une étiquette Isabal Marant…
En tout cas au niveau prix ils sont alignés (donc ils coutent un bras).
08:00 Publié dans Vogue | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant, jérôme dreyfuss
18.08.2008
New cash money
Ce matin, j'ai reçu la partie commune de mes impots (celle avec Siegfried).
Du coup, je pense appeler pour leur dire que je vais payer en sac matelassé Chanel.
Ca soutient l'économie française et ça fait une heureuse.
14:38 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impôts, chanel
14.08.2008
New dress
En moderie, il m’arrive d’être une cruche, surtout dans le style « ah non je ne vais pas la prendre maintenant, je vais attendre les soldes ».
Ce qui se révèle parfois comme étant un manque de jugement, un défaut de pertinence flagrant.
Notamment cette robe, modèle Balmoral du Comptoir des Cotonniers, printemps-été 2008.

Vidi. Gessi. Posui.* (l’anti Veni Vidi Vinci de la mode en quelque sorte).
Bien sûr, quand les soldes sont arrivées, il restait plus que des grandes tailles.
Bien sûr, j’ai appelé tous les magasins Comptoir de Paris sans résultat (accueillie avec un scepticisme certain « Mais mademoiselle, nous n’en avons plus depuis des mois en petite taille »**).
Bien sûr, j’ai fouiné sur ebaille mais aucune dans ma taille.
Alors je vous lance l’Appel du 14 août. (Comme un certain général mais en plus futile).
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour que je trouve enfin cette robette. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car je ne suis pas seule ! Je ne suis pas seule ! Je ne suis pas seule ! J’ai un vaste Empire des Blogs derrière moi. Je peux faire bloc avec les blogs de moderies qui tiennent les tendances et continuent la lutte du bon goût. Je peux, comme d’autres avant moi, utiliser sans limites l'immense potentiel des appels à l’aide.
….
Moi, MH, actuellement à Paris, j'invite les françaises qui possèdent cette robe en taille 1/S/36-36 et qui souhaitent s’en défaire, j’invite les françaises ou les français qui connaissent quelqu’une qui possède cette robe en taille 1/S/36-38 et qui souhaite s’en défaire, à se mettre en rapport avec moi. Par mail ou dans les commentaires.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance modesque ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
* Vue. Portée. Posée en français.Oui j'ai fait du latin au collège et au lycée. Et au bac.
** pour vous dire, j'ai presque regretté de ne pas être oversized.
12:00 Publié dans Vogue | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers, balmoral