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20.11.2008
Jésus revient jésus revient
J'ai un gros défaut.
Un gros gros défaut. Du genre celui sur lequel je ne transige pas.
Le respect de la foi (j'ai pas dit des religions, j'ai écrit "foi"- la vraie foi : ce rapport avec quelque chose plus grand que soi, quelque chose qui transcende l'Homme, au delà des textes, des coutumes, au delà des croyances).
Cette image là, elle me choque le respect.

Ce visage amécié presque pur, ces cheveux mi longs mousseux, ce sang qui perle sur le front et le nez pour tomber droit, comme pour souligner les traces d'une couronne appartiennent à l'iconographie d'un homme (ou à une histoire chacun sa version) qui s'est sacrifié.
Pas à Jacques Mesrine. Qui n'est pas un Robin des bois moderne, pas un sauveur, comme on pense le faire croire avec cette affiche, juste un mec qui voulait plus. Pour lui.
Lui, un martyr ?
- Père, pourquoi m'as tu abandonné ?
- Désolé j'étais en train de twitter.
00:00 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
Commentaires
Aberrant !
Ecrit par : Fressine | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireCombien de films pour montrer toute l'horreur crue de la violence humaine, plutôt que la sacralisation de faits jugés 'héroiques", rien d'héroique dans la violence, ni celle de la guerre, ni celle du quotidien.
Mesrine n'était ni plus ni moins qu'un bandit, un criminel, un voleur.
Certainement pas un héros
Ecrit par : Dom | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Fanny | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireSinon je suis effectivement d'accord. C'est un manque de respect qui tire vers la confusion des genres et le brouillage de repères.
Ca donne un truc vaseux qui sent particulièrement mauvais...
Ecrit par : Lou | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireLes grands criminels fascinent parce qu'ils représentent ce qu'on ne fait quasiment jamais : assumer le pire en soi sans se soucier des convenances, des règles, des lois, des autres. C'est le fantasme de la pulsion reine, la même qui nous fait éprouver du plaisir dans le jeu vidéo et qui a une limite : il faut que ça se passe dans un "autre monde" totalement séparé de notre cadre de vie. Tant que "ça n'arrive qu'aux autres", ce n'est pas grave, ça n'a pas de conséquences, et donc le mal s'efface pour ne laisser que l'absence de limites, de carcan. Si Mesrine était le voisin de pallier de M. Durant, ce M. Durant ne l'héroïserait pas, mais pour la quasi-totalité d'entre nous il est loin, donc on peut occulter le côté mauvais pour ne garder que le transgressif. Certains s'imaginent même que ces grands criminels sont représentatifs de la "vraie liberté", et je ne suis pas d'accord : ces gens-là sont emprisonnés par leurs égos, leur réputation, l'exigence d'un milieu dur qui fait que pour résister il faut toujours aller plus loin, faire toujours pire, dans un cercle vicieux.
En l'occurrence, après avoir vu le premier volet, et en m'apprêtant à voir le second, je ne trouve pas que Mesrine soit idéalisé par le réalisateur et l'interprète, loin de là. Il y a peut-être un fond d'empathie, mais je n'ai pas l'impression qu'il y ait eu de la sympathie. Après, le designer qui a créé puis le communicard qui a choisi l'affiche, leur but était de satisfaire l'attente du consommateur : le M. Durant qui sacralise
Ecrit par : Bôôh | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireCECI DIT : j'insiste sur un point. Cet homme là tout mauvais soit-il a été exécuté en place publique, ce qui à mon sens va à l'encontre des valeurs de la république. Ca c'est à dénoncer.
Ecrit par : Fanny | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireSobre mais redoutablement forte cette note !
Ecrit par : Alexandra | 20.11.2008
Répondre à ce commentaire@ Lou : ce n'est pas selon les "connaisseurs", mais selon l'usage du français, et par ailleurs confirmé il y a quelques années par son fils dans je ne sais plus quelle émission télévisée (chez MM. Fogiel ou Ardisson sans doute).
Ecrit par : Bôôh | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : toupie | 20.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Marieand | 21.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Kathleen | 21.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Wafa | 24.11.2008
Répondre à ce commentaireLa scène d'où est tirée la photo n'a pas cet effet christique de l'affiche, c'est simplement Mesrine mort, des gouttes de sang filant le long d'une mèche de cheveux puis tombant, comme les dernières gouttes de sa vie, logique pour une vie passée dans le sang.
Je ne suis pas choqué de voir un film sur Mesrine, et d'ailleurs je trouve qu'il a été traité avec bien plus de distance que Sans armes ni haine ni violence sur Spaggiari ou Le dernier gang sur le gang des postiches. Mesrine fait encore partie de l'imaginaire collectif français, avec une part de fantasme prenant de plus en plus le pas sur la réalité, comme Pablo Escobar, Hernan Cortes ou Ernesto Guevara dans d'autres registres et autres pays
Ecrit par : Bôôh | 02.12.2008
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