31.08.2010
Le premier jour du reste de ma vie
Parfois, j’ai 4 ans quand je tape du pied ou que je boude parce quelque chose me contrarie, que je saute à pieds joints dans une flaque d’eau sans bottes en caoutchouc ou que je taquine mon chat.
De temps en temps, j’ai 14 ans, quand je reçois un sms anodin, des mails affectueux, des appels légers et rieurs qui pourtant me font monter le rose aux joues, font naître quelques papillons dans mon ventre et me donnent le sourire.
Toujours, j’ai 16 ans, quand je parle pendant des heures pour analyser tous les faits et gestes des garçons, hommes qui occupent nos pensées, quand je ragote abondamment pour connaître tout de la vie des autres, sous les moindres coutures pour gentiment me moquer d’eux ensuite.
De plus en plus rarement, j’ai 20 ans, je complexe à mort dans le miroir, scrute ma cellulite, épluche tous mes défauts un par un, en soupirant quand je me compare aux photos de magazines.
Souvent, j’ai 29 ans, je me sens femme et épanouie, heureuse de voir naître le désir ou l’envie dans certains regards.
Aujourd’hui, j’ai 34 ans, je me sens à ma place, sereine, prête à accueillir les petites joies et les grands bonheurs, pour le premier jour du reste de ma vie.
(cette note est complètement inspirée de la publicité Yves Rocher, que je kiffe à mort sa race je trouve très bien imaginée et réalisée, même si elle ne me donne pas envie d'acheter plus les produits hein)
(alors oui, il semblerait que je sois de retour.)
11:59 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
04.06.2010
baby you can drive my car ...
(normalement, j’aurais du écrire et publier cette note avant, mais vu que dimanche soir, j’étais occupée à boire des cosmos dans les salons du ritz, lundi à conduite et à dormir , hier et aujourd'hui à conquérir la deuxième place du classement général de la catégorie prestige, et ben, j’ai eu autre chose à faire que de vous donner des nouvelles, et aussi parce autant les paysages que nous traversons sont magnifiques, autant la connexion internet y est aléatoire ...).
(et puis j'y croyais pas mais c'est intense comme semaine ...)
Donc, comme vous le saviez (ou pas), je participe avec une DS3 Citroën au Rallye des Princesses, un rallye entre Paris et Montecarlo. Bon, je connaissais parce que je voyais les photos des départs dans les magazines mais sinon en fait c’était un grand mystère, ce rallye.
Et ben en vrai, depuis 4 jours ,j’ai l’impression d’être au Tour de France. Mai pas au bord de la route hein, à vélo sur une selle, 10 heures par jour. Plutot 8 heures par jour, au volant ....
Mais, bon, sans les bobs Ricard.
Jugez par vous-même.


00:38 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : citroen, rallye des princesses, ds3
30.05.2010
Lost and Found
Ce soir, de mon bain, où j'écoute en boucle cette chanson de Phoenix, je veux toutes les remercier.
Celles qui ont été là, qui sont là, qui seront là.
Celles qui s'inquiètent, écoutent, me chérissent, que je les connaisse depuis longtemps ou pas. Celles qui d'un mot, me font me sentir entourée.
Retrouvée (un peu) alors que je suis perdue.
Merci.
21:50 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
21.05.2010
Martine Princess
Petite, je me suis jamais rêvée princesse, sauf une fois à 4 ans, à Halloween, parce que ma mère m'avait cousu un déguisement dans un vieux rideau rose en crepon (oui, à 4 ans je fêtais déjà halloween, j'ai été une early adopteuse de cette fête (comprendre mon père était expat' au Canada alors fallait bien faire comme les autochtones), non moi mon rêve c'était d'être championne de patinage artistique.
Allez y riez.
(j'en ai fait une saison, j'étais nulle, aucune coordination, et en plus alors que je rêvais body en paillettes et tutu evanescent on faisait le cours habillés comme des hockeyeurs / au Canada, les cours de débutants sont communs aux hockey et au patinage artistique. Faut pas se gourer le deuxième cycle).
Mais bon, un jour un appel de Liw est venu (je bénis encore aujourd'hui ton empêchement miss <3) qui me dit : "moi je peux pas je suis dégoutée, mais ca te dirait de faire le rallye des princesses au volant d'une Citroën ?)

Ah ben là, je dois dire que je me suis direct senti pousser un diadème strassé et ajouré.
Parce que le rallye des princesses, rallye de régularité (et pas de vitesse, je vous expliquerai la différence) c'est mythique pour moi : de belles voitures, un trajet à travers toute la France (Paris - Monte Carlo) .... Quoi de mieux ?
Et la voiture ? Ah la voiture, l'occasion de conduire celle dont on a beaucoup parlé ces dernières années ...

En plus j'ai la chance de faire équipe avec Clémentaine, aka Azhenore de 9irl5 :D
09:37 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : citroen, ds3, rallye des princesses
26.03.2010
Future of a nation
il y a des gens, que l'on rencontre, même un instant, qui ont le pouvoir de changer notre vie.
Des gens, qui d'un mot, d'un geste, nous font sentir à notre place, acceptés, compris, comme adoubés.
Souvent même sans qu'ils en aient conscience, avec leur sourire, leur réconfort, leur maladresse, leurs grands cils, leur compréhension instinctive, leur intelligence.
Ils ont le pouvoir, mais le fera t on pour autant ?
C'était la note de réflexion de la semaine, pondue dans mon cerveau surchauffée.
NDLR / si la Marie qui a gagné le concours Durance pouvait répondre à mon mail ca serait bien, sinon lundi je désigne un autre gagnant.
10:35 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : pony pony run run, hey you
22.02.2010
3 kilos
48.48. 48.
Pendant des années j'ai été obsédée par ce nombre. Nombre qui s'était gravé dans ma mémoire lorsque j'ai lu ou entendu que le poids parfait était (nombre de cm au dessus d'un mètre -10). Donc 48 kilos. Pendant des années ce 48 a tournoyé, guidé mes journées, assombri mes nuits.
Je pensais qu'à 48 kilos, ma vie serait jolie, je serai jolie, je serai heureuse, que rien ne pourrait me résister.
08:31 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
06.01.2010
Resolution
Bon, à ce qu'il parait on est en 2010. 2010, d'ailleurs qui lève les polémiques concernant sa prononciation en anglais (l'être humain aura toujours cette capacité étonnante et hallucinante de se prendre la tête sur des "détails").
Cette année 2010, je l'imagine sereine, joyeuse, lumineuse, pleine de projets, pleine de rencontres, avec un nouvel emploi, et un mémoire terminé, - on me dit dans l'oreillette que effectivement il serait temps que je m'y mette à ce bordel de foutu mémoire.
2010 est l'année des possibles, pour moi.
Mais pour l'intant, tous ces possibles, me galvanisent mais aussi me paralysent me donnent le tournis, me donnent envie parfois de rester sous la couette.
Cette année 2010, finalement, je ne sais pas par quelle bout la prendre. Alors j'y vais petit à petit, comme l'oiseau qui fait son nid. Ah oui, l'année 2010 sera l'année du proverbe.
Et à vous, chers fidèles qui êtent (encore) là, que cette année vous soit douce, lumineuse, riante, ensoleillée (et que vos rêves deviennent réalité).
Pour celles qui avaient aimé les jumelles, revenez demain, deux surprises vous attendent !
10:53 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23.12.2009
London's calling (again)
Cette année, bravant tous les interdits sociaux, la même pression (sociale), la neige, les problèmes d'Eurostar, je vas à Londres pour un doublé gagnant Noel/Nouvel an.
Alors pour parer à toutes les questions, j'ai fait une mini-FAQ (c'est hype de faire des FAQ quand on a un blog, alors je suis hype).
Oui, je vais a Londres pour Noël - (tu fais quoi pour les fêtes ?)
oui, je ne fête pas Noel en famille - (du coup, tu fais pas Noël chez tes parents ?)
non, non, mes parents le vivent très bien - (rha mais moi j'oserai jamais ils sont pas déçus ?)
non, j'avais envie de changer d'air un peu - (mais vous vous êtes disputé ou quoi ?)
oui je suis optimiste - (londres ? avec ce temps ?)
non je prends l'avion - (mais t'as pas peur de rester coincée dans le train ou a Paris ou a Londres au retour ?)
non j'ai choisi air France - (rha mais y'a plein de problèmes, t'as pas choisi un low cost au moins)
Notons que sur la dernière réponse, je choisis en mon âme et conscience de rester optimiste hein. (et puis surtout c'est les soldes à Londres, tout bentôt).
Mais avant de partir, il a fallu s'occuper du Corbusier, qui va donc chez sa grand maman pour les vacances de Noël (oui, oui, rappelez je suis nullipare, je transfère donc toute mon affection et mon envie maternelle sur mon animal de compagnie).
Le Corbusier, elle sent toute cette agitation dans la maison, elle se doute d'un truc, surtout depuis qu'on a sorti son sac de transport. (elle doit penser qu'elle va chez le vétérinaire).


Et oui, elle va chez sa grand maman, à qui ca fera un bon entrainement - il arrive un truc au chat et elle ne touche pas aux potentiels enfants.
En attendant, vais je passer de bonnes vacances, loin des poils de mes poils ? (notons la brillante adaptation de la chair de ma chair, par mes bons soins)
Du coup, je vous dis à l'année prochaine - j'affectionne particulièrement cette expression si drôle, fine et pertinente à cette période de l'année.
10:08 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : londres, noel, le corbusier
19.10.2009
It's my life
La semaine dernière l’espace d’un instant, je me suis sentie nulle.
J’étais nulle part.
Je suis nullipare*.
J’avais juste envie à ce moment précis de mon existence qu’une grosse peluche me prenne dans ses bras et me fasse un câlin. En vrai, j’ai serré la main de ma gyneco.
Qui venait pourtant de me dire « et bien bonne chance, parce qu’à votre âge c’est de la chance qu’il vous faut maintenant ».
Si je lui avais déjà pas filé mon chèque de 65 euros (oui, oui, 65 euros pour la joie de se faire examiner sur une table froide avec étriers, un spéculum en métal dans le vagin – alors là j’aimerais qu’on m’explique, on est capable de faire des sextoys en silicone, alors pourquoi pas les speculum ? -, se faire prescrire la pilule et une prise de sang et cette petite humiliation finale), je serai partie comme une voleuse. Alors que je suis partie soigner mon vague à l’âme au Zara du coin.
J’ai bien conscience que c’est (aussi) son devoir de médecin de m’informer que mon horloge biologique tourne mais de là à me souhaiter bonne chance, il y a toute une palette de réactions et remarques possibles, qu’elle a allègrement franchie. Enfin, si on attend d’un gynéco qu’il soit psy, on n’attend pas d’un psy qu’il soit gynéco (le bon mot du diner du samedi).
Et oui, j’ai 33 ans et je suis nullipare, alors que mes ovaires vieillissent et se flétrissent tous les jours un peu plus. Et j’ai envie d’ajouter ET JE VOUS EMMERDE.
J’emmerde les personnes, qui sans rien connaître de la vie des gens, se permettent de faire des remarques sur des sujets intimes.
Tel ce pote d’école qui après avoir fait l’apologie de la joie d’avoir un enfant, le bonheur d’avoir conçu, le ravissement d’avoir transmis la vie, le privilège d’accompagner une âme pure, me demande trois fois « et vous c’est pour quand » et ne se tait que lorsque je lui rétorque innocemment « et alors ca y l’épisiotomie est cicatrisée, vous avez repris une vie sexuelle ? ».
Ou telle cette femme, à la sortie d’un mariage d’une amie commune, se fend d’un « et alors vous c’est pour quand, le mariage ? » et ne se trouble que lorsqu’on lui demande « et toi ? ».
Comme si, être en couple depuis 5 ans, dans une petite trentaine rimait forcément avec mariage, enfants.
Comme si, dans cette situation, les couples qui n’ont pas encore rejoint le troupeau devenaient suspects.
Comme si la maternité était l’accomplissement et le seul possible d’une vie.
Je conchie ces personnes qui ne suspectent pas, ou plus grave se fichent de savoir, les tourments, les angoisses ou la tristesse que peuvent causer ces questions. Choix partagé, subi, différence d’opinion au sein du couple ; cela reste du domaine de l’intime. Ces petits mots en apparence anodins mais qui sont parfois sources de chagrins et de tourments.
Curiosité mal placée, indélicatesse, questions banales… peu importe, il est des sujets qu’on n’aborde pas à la légère, comme une alternative à un « comment ça va ? ».
Après tout, chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin. Liberté - merci tonton David.
* définit une femme qui n'a jamais accouché.
14:56 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note
08.10.2009
Relax (take it easy)
Ou le mystère des trois pilules vertes enfin résolu (spéciale dédicace).
Il y a quelques semaines, j’ai été invitée par Oenobiol pour découvrir le dernier né de la marque : Oenobiol destressant.
Oenobiol, j’aime bien le principe : des petites pilules que tu prends et qui font du bien. Après elles se déclinent dans plein de domaines, le solaire, la minceur, les cheveux, les ongles …

J’aime bien le principe oui. Parce qu'en pratique, l’assiduité n’étant pas ma vertu principale, je dois dire que je n’ai aucune idée de si ça marche vraiment, vu qu’au bout de cinq jours, j’oublie de prendre la gélule violette qui fait perdre du gras.
Mais, la fois où j’ai échappé à l’allergie solaire grâce aux gélules jaunes, parce que j’avais mis une alarme sur mon téléphone et collé les gélules à côté de ma Pilule et bien j’ai passé une semaine à bronzer sans petits boutons. Et j’étais bien contente. Ma vie était belle sans lupus solaire.
A cette soirée, il y avait des gens de la marque, dont la fondatrice Marie Bejot. Très disponibles, très ouverts, bref avec qui on pouvait parler. Et suffisamment nombreux pour qu’une vraie conversation s’instaure. Finalement, pour ma part, c’est un des fondamentaux de l’évènement blogueurs réussi (l'autre principal étant le champagne, soyons claire, je suis pervertie au grand capital).
Tout allait bien, quand soudain en faisant ce test (en bas à gauche) et ben j’ai eu 644. Direct, j’ai cru que j’allais mourir mais surtout j’ai eu le respect d’Oenobiol : genre ils avaient jamais vu quelqu’un avec un score aussi haut (du coup j’étais bien entourée pour le dîner).
Faut dire qu’entre mon entrée en prison, ma sortie de prison, ma retraite et l’arrivée du Corbusier au sein de mon foyer, j’en ai eu des sources de stress potentiel.
Alors, j’ai limite voulu avaler toutes les pilules vertes d’un coup … Mais on m’a dit malheureuse, non ! Trois suffisent et une fois par jour. Parce qu’elles sont à base de Rhodiola Rosea, une plante qui aide à canaliser les excès de cortisol, hormone responsable du stress.
Alors, alors est ce que ca a marché ?

La boite est vide, ce qui signifie que oui, j’ai été convaincue, surtout à la suite de ma première prise, un matin au cours duquel je savais à l’avance que taper le combiné de téléphone sur ma tête à 15h15 était envisageable, et que j’ai finalement passé la journée en ne décrochant que lorsque c’était nécessaire (et juste pour passer des appels ou désentortiller le fil).
(alors effet placebo ou pas, peu m’importe ça a marché sur moi).
Les heures de visites sont terminées. Je retourne à ma cellule.
17:52 Publié dans Me, myself and I | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : oenobiol, oenobiol destressant