04.07.2008

Vous les femmes...

J’ai lu dernièrement un article* disant que l’épargne féminine était plus rare que la masculine.

Alors, là quelle révélation ! Dingue, dingue, dingue !

 Pourtant c’est assez simple à deviner :

 

Déjà, les femmes gagnent moins que les hommes (en moyenne 15 à 20% à formation et responsabilités équivalentes).

 

Ensuite, elles ont des dépenses nécessaires et non suffisantes** qui sont presque étrangères à ces messieurs :

 

  • contre les poils : avec les différents techniques et lieux (en institut à la cire, définitive, à l’orientale, à l’épilateur, la crème, le rasoir) et la surface à épiler (jambes, aisselles, maillot), on surpasse facilement la petite barbe et moustache du monsieur,
  • capillairement parlant : bon le coiffeur, de base déjà il est plus cher pour les femmes que pour les hommes, même si t’as le cheveu court ce que j’ai toujours trouvé comme étant un véritable scandale de l’inégalité des sexes ; ensuite entre les cheveux longs, les colorations, décolorations et autres mèches et boucles artificielles on compte vite à 3 chiffres au lieu des 2 pour les cheveux masculins (sans compter le budget produits),
  • l’accessoire (mais pas vraiment) : ah ben oui c’est bien joli de faire des magasines qui sont tout pleins de beaux habits….le truc c’est que ca donne envie donc tu dépenses. Le mec lui rentre 2 fois par an chez H&M et Bill Tornade*** s’achète le même pantalon et la même chemise en 4 couleurs différentes et hop c’est plié,
  • Le cosmétogouffre: anti-rides, anti capitons, peau sensible, solaire, après solaire, maquillage. Bref, il suffit de contempler une salle de baisn avec cohabitation pour comprendre : femme 148 – homme 2 (mousse à raser et déo). Et en plus qui c’est qui rachète sa crème à 1 million le gramme alors que c’est monsieur qui s’en est servi pour je cite «  nourrir son blouson en cuir » ?
  • Les serviettes, tampons et pilules****, autres joyeusetés de la condition féminine …

 

 

Alors certes OUI les femmes épargnent moins, mais soutiennent plus la vie économique et la croissance ELLES !

 

* en faisant la revue de presse de mon travail mais je sais plus où.

** rappelez-vous la logique mathématique du lycée.

*** dealer officiel des tenues de Siegfried.

****enfin moi maintenant elle est financée par le compte commun. Comme le nutella, bien que je n’en mange pas (enfin officiellement).

24.04.2008

keeping you alive

1080421087.jpgCet hiver, être gros, c’était hype, tendance, in, bath, trop de la balle bébé.
Je ne dis pas être ronde comme Monica ou Laetitia qui n’ont de ronds que leurs nénés, qu’elles ont en outre opulents. Non gros. Avec du gras au cuissot et de la cellulite.

Heureusement, les beaux jours reviennent et avec eux, les mags féminins reprennent leurs esprits : la minceur c’est mieux. Le gros c’est pas beau, le mince oui. Enfin, ça fait vendre, des mags, des régimes et des produits de beauté. Faut souffrir pour être belle, non ?

Cette année, la tendance régime c’est « regards critiques sur le régime des stars ». Et là tout y passe, le régime cookies de Je Sais Plus Qui (2 cookies le matin, 2 cookies le midi, une soupe le soir et au lit), la tisane aux queues de pissenlit de la Madonne, j’en passe et des pires. On voit bien où est le regard, on attend encore la critique.

 Surnageant cet océan de crèmes anticellulite, pilules de la minceur, diètes en tout genre, un projet de loi contre l’incitation à l’anorexie. "le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive, en encourageant des restrictions alimentaires prolongées ayant pour effet de l'exposer à un danger de mort ou de compromettre directement sa santé, sera puni d'une peine maximum de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende". L’objectif est de lutter contre ce fléau qui touche de 30 à 40 000 personnes en France.

La cible affichée de ce projet de loi : les sites internet ou communautés « pro-ana » qui érigent l’anorexie comme art de vivre avec photos trafiquées et conseils pour perdre le plus de poids*. Toute personne équilibrée n’éprouve qu’un sentiment d’effroi en visitant ces lieux, mais ils sont séduisants pour les personnes malades ou atteintes d’un déficit d’image. Le communautarisme du web 2.0 a encore frappé.
Mais ces sites sont ils les principaux responsables de cette maladie : ne sont il pas plutôt le bâton d’esquimau qui cache le méga pot de glace** ? Avant l’apparition de ces sites, circulaient déjà les trucs et astuces, laxatifs et autres vomitifs, médecins qui fermaient les yeux….

Que dire aussi des images féminines véhiculées par les industriels de la cosmétique ou de la mode ? Des soit disant icônes si éloignées des mensurations féminines moyennes. Être maigre c’est être cool, croit on parfois. Donc quand on n’est pas maigre, on n’est pas cool, alors qu’il faut l’être. A tout prix, à tout poids. Le bonheur, lié aux kilos.

A la clé ? des femmes éternellement au régime***, éternellement affamées, insatisfaites de leur apparence. Mais une pluie d’euros, dépensée par celles qui veulent atteindre l’eldorado.

Alors rêvons un peu :

  • Nicole Richie, Victoria Beckham interdites de séjour sur le sol français,
  • Karl Lagerfeld, Marc Jacobs condamnés à manger du Nutella pour retrouver un poids normal,
  • Toi, moi et les autres, tops models ou simplement femmes et fières de l’être.

* j’en mets pas en lien, vous êtes grands
** oui je sais c’est de mauvais goût
*** pour moi ce printemps c’est « diner au chinois d’en face, 3 kilos en moins dans les fesses » ; les plus : effets immédiats, les moins :  impossible de s’éloigner plus de 10 minutes des toilettes.